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Marie-Paul Armand est une auteur du Nord qui place ses
intrigues dans le cadre régional. Petite, j'ai en partie appris à aimer la lecture avec ses romans, notamment La poussière des corons que j'ai dévoré en classe de sixième. Peut-être par
nostalgie, j'ai en tout cas eu envie de redécouvrir cette auteur.
Dans Un bouquet de dentelle, l'histoire a pour cadre l'industrie textile du Cambrésis, à la fin du XIXème. Elle nous raconte le triste destin d'Emmeline, pauvre orpheline, élevée par les soeurs et initiée, toute jeune, à l'art du tissage et de la broderie. Quand la jeune femme rencontre Géry Dorcelles, héritier d'une grande famille industrielle de Cambrai, sa vie bascule. Alors que les deux jeunes gens tombent amoureux, le père de Géry fera tout pour faire rompre ce qu'il considère comme une mésalliance. Emmeline et Géry décident alors de s'aimer librement, en dépit des protestations. Une parenthèse heureuse dans leur vie que, bientôt, un grand malheur fermera.
Quel plaisir d'avoir renoué avec cette auteur que j'affectionnais beaucoup ! J'ai retrouvé le même style simple, les mêmes personnages attachants et une intrigue nous tiraillant entre douceur et émotion. Mais, dans le même temps, je me suis vraiment rendu compte que j'avais pris un léger coup de vieux et que le style de l'auteur me paraissait désormais trop naïf, "gentillet". Trop souvent, l'intrigue m'a semblé prévisible, d'autant que je connaissais pas mal de romans de l'auteur : j'ai eu l'impression que cette histoire, au fond, différait peu des précédentes lues. Toujours la même jeune fille accablée par le malheur mais avec un grand sens moral, toujours le même amour contrarié, toujours les mêmes bons sentiments... Finalement, si Marie-Paul Armand n'a pas beaucoup changé, j'ai l'impression, moi, d'avoir changé et de préférer désormais d'autres types de romans.
Malgré tout, et parce que, pour moi, Marie-Paul Armand reste dans mon "panthéon" littéraire, j'ai passé un bon moment de lecture. Et c'est toujours un plaisir de re-découvrir sa région sous une plume incontestablement très documentée.
URSS dans les années 50. Un groupe de jeunes artistes, ambitieux et talentueux, tentent de mener leur existence malgré la censure et les
restrictions. Parmi eux, Gersh, le compositeur ; Viktor, le poète ; Nina et Vera, danseuses étoiles du Bolchoï.
Boston, aujourd'hui. Nina est maintenant une vieille femme, au corps usé, regardant le passé avec amertume. Un passé qu'elle décide de liquider en vendant aux enchères tous ses bijoux qui lui rappellent sa splendeur d'autrefois. C'est alors qu'entre en scène Grigori. Enfant adopté, il a en sa possession un bijou dont tout semble indiquer qu'il a appartneu à la même parure que ceux de Nina. Grigori en est certain, son propre passé ne s'éclairera que quand Nina acceptera de lui livrer son histoire.
Ce roman met en parallèle deux intrigues, à deux époques différentes. Les influences se croisent et les destins se mêlent. Les personnages sont attachants. Le roman m'a aussi permis de découvrir le milieu artistique soviétique des années 50. Mais à part cela, je n'ai pas vraiment accroché. J'ai trouvé que le roman mettait beaucoup de temps à démarrer. La première moitié est assez ennuyeuse. Les différents récits suivent leur cours et on n'a pas vraiment l'impression qu'ils sont liés, ce qui enlève du sens. La deuxième partie m'a davantage plu. J'ai trouvé qu'il y avait enfin du dynamisme, du suspense. Ce n'est donc que tardivement que je suis entrée dans le roman et que j'ai pu enfin profiter de l'intrigue.
Un bilan en demi-teinte pour un roman qui aurait pu gagner en puissance s'il avait su éviter quelques longueurs.
Les débuts d'année sont toujours ceux des bonnes résolutions et comme Livraddict lance les "Baby Challenge", je fais le choix de me lancer dans l'aventure. Le principe : tenter - je dis bien tenter - de lire avant la fin 2011 les vingt romans suivants :
1 - Shutter Island de Dennis Lehane
2 - Le silence des Agneaux de Thomas Harris
3 - La mémoire fantôme de Franck Thilliez
4 - Le chuchoteur de Donato Carrisi
5 - Seul le silence de R.J. Ellory
6 - Robe de marié de Pierre Lemaitre
7 - La nuit des enfants rois de Bernard Lenteric
8 - Les Rivières Pourpres de Jean-Christophe Grangé
9 - Cul-de-sac (Piège Nuptial) de Douglas Kennedy
10 - Chroniques des vampires, tome 01 : Entretien avec un vampire de Anne Rice
11 - Thérapie de Sebastian Fitzek
12 - La chambre des morts de Franck Thilliez
13 - La Trilogie du mal, tome 1 : L'Âme du mal de Maxime Chattam
14 - L'Evangile selon Satan de Patrick Graham
15 - Le Serment des Limbes de Jean-Christophe Grangé
16 - Dragon Rouge de Thomas Harris
17 - Dead Zone de Stephen King
18 - L'Oeil de Caine de Patrick Bauwen
19 - Le 5e règne de Maxime Chattam
20 - Le Vol des Cigognes de Jean-Christophe Grangé
En gras figurent les romans que j'ai déjà lus.
Avec un tel challenge, je sens que 2011 sera l'année du frisson littéraire.
Ce roman est l'autopsie géniale d'une scène de crime. Avec brio, l'auteur croise les temps et les personnages pour comprendre l'horrible
meurtre d'une famille du Kansas, au début des années 80. Il y a d'abord Libby, unique survivante de cette nuit tragique. Aujourd'hui complétement paumée et à cours d'argent, elle poursuit son
enquête pour parvenir à donner - enfin - un peu de sens à son existence. Il y a ensuite Ben. C'est le grand frère et on le suit pendant la journée qui précède le meurtre. Adolescent plein de
haine, mal dans sa peau, il est celui que tout accuse. Il y a enfin Patty, la mère de famille au bout du rouleau, celle qui périra pendant cette nuit de l'horreur. Chacun de ces personnages nous
raconte, à sa façon, la nuit des meurtres. Comme trois facettes d'une même pièce qui prend peu à peu sens, ces récits se répondent, s'entrechoquent, se croisent ... et se nouent enfin pour
dévoiler l'atroce vérité de cette nuit de janvier 1985.
Quel livre ! Quel souffle ! Quel rythme ! Gillian Flynn mérite bien les critiques dithyrambiques que l'éditeur a pris soin de rappeler en quatrième de couverture. Il y a du génie dans sa plume et elle maîtrise le genre du thriller avec virtuosité. Son récit s'empare progressivement de nous jusqu'à devenir obsédant. C'est le genre de livre que l'on tarde à reposer sur la table de chevet : encore une page, juste une ... à chaque fin de chapitre. L'écriture de Gillian Flynn est parfaîtement maîtrisée et ne faiblit jamais. Elle sait se faire acide, piquante parfois crue. Elle flirte parfois avec le gore, le glauque. L'auteur nous tient en haleine avec ce thriller digne des plus grands écrivains. Ce livre a été un véritable coup de coeur. Un livre à découvrir absolument et une auteur à suivre.