Green Zone - Rajiv Chandrasekaran

Publié le par Caro

Après une longue absence, me revoilà aux manettes de mon blog… Il me faudrait des journées de 48 heures pour pouvoir mener à bien tout ce que je voudrais faire… En selle donc avec ce billet sur Green Zone qui m’a gentiment été envoyé par les éditions Points via un partenariat lancé par Livraddict.

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Green Zone est avant tout un travail de journaliste. Travaillant pour le Washington Post, Rajiv Chandrasekaran a largement couvert la guerre en Irak et son occupation américaine qu’il nous livre avec une extrême minutie. Et le constat est accablant.

Green Zone est le nom de cette enclave américaine en plein cœur de Bagdad, véritable centre de l’occupation. Aussi appelée la Cité d’Emeraude, cette zone verte est une petite Amérique où vivent les soldats, dans un quotidien qui est celui de l’Oncle Sam. Burger King, cuisine 100 % américaine, magasins de T-shirts souvenirs, salle de cinéma… C’est presque une île perdue dans un océan de poussière et d’anarchie qu’est devenue Badgad. Et c’est depuis cette zone verte qu’est pilotée la reconstruction de l’Irak, la construction démocratique d’un après Saddam Hussein.

Mais cette zone verte est aussi l’exemple de la totale impréparation des forces américaines devant ce conflit. L’auteur pointe du doigt la méconnaissance des acteurs de la reconstruction concernant les traditions et la culture irakiennes. Les projets, pilotés depuis Washington, semblent pharaoniques face aux réalités du terrain. Des manœuvres procédurières sapent complètement toutes réalisations concrètes. Les fonctionnaires envoyés avec pour mission d’aider l’Irak à se relever sont souvent de jeunes gens, sans expérience ni connaissance du monde arabe, mais affiliés au parti républicain. Ainsi, impréparation et précipitation expliquent le chaos qu’est devenu l’Irak.

 

Si le sujet du livre m’intéressait vivement, je dois reconnaître que la lecture du livre a été, pour moi, très longue et parfois pénible. De très (trop) nombreux personnages, dont les rôles et les fonctions sont souvent difficiles à cerner quand on n’est pas américain. L’auteur, trop minutieux et attentif aux détails, a souvent tendance à perdre le lecteur. J’ai souvent eu envie de cesser ma lecture, m’ennuyant de plus en plus. Si l’auteur parvient à nous faire vivre cette triste réalité irakienne, son travail de journaliste ne donne pas au récit le dynamisme propre à entraîner le lecteur.

 

Malheureusement, je n’ai pas du tout été séduite par le livre dont j’attendais bien plus et c’est avec un ouf de soulagement que j’ai achevé les dernières pages.

 

Je tiens à remercier Livraddict et les éditions Points pour m’avoir fait découvrir cet auteur.

 

Publié dans Mes déceptions

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Commenter cet article

pimprenelle 18/05/2010 18:57


Eh oui, les journées sont trop courtes! J'espère que tu trouveras quand même le temps de lire Vargas pour le 9 juin ;)


Caro 20/05/2010 20:49



J'ai déjà posé la date et je compte m'y tenir. Pas de souci, je trouverai toujours le temps pour le grignoter entre deux moments chargés !